8. Blessure.

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Crédit photo : Pexels.com

 

Je croyais que j’en avais fini d’avoir mal et d’être déçue, mais il faut croire que le bonheur ne peut exister qu’à petite dose et sur une courte durée. Comme si, lorsqu’on se sent enfin heureux et prêt à tourner la page, un léger coup de vent nous fait revenir en arrière et nous rappelle ce pourquoi on a souffert et ce pourquoi on a mis du temps à se relever.

On a beau savoir que les blessures mettent du temps à guérir mais peuvent très facilement se rouvrir, on risque quand même la chute comme s’il nous était vital de croire qu’un problème peut arrêter d’en être un si on lui en donnait la chance. Alors on dérape, on trébuche, on tombe, on se casse une jambe et puis les deux : on n’arrive plus à avancer. Mais ça ne nous arrête pas, on attend juste que nos jambes guérissent et on ressaute dans la fosse, comme de vrais suicidaires, on veut croire que tout n’est pas mauvaise et qu’une part de bonté existe en chacun de nous. Alors on prend le temps, on espère se battre pour les bonnes raisons et on croise les doigts pour ne pas avoir fait tout ce chemin pour rien. Et pourtant, il y a un moment où on doit se faire une raison ; il y a un jour où on devra admettre que les batailles ne sont pas toutes bonnes à défendre et que dans certains cas on doit s’avouer vaincu, parce que les blessures sont trop profondes, parce que la douleur est trop forte, parce la souffrance est insoutenable et qu’elle nous ronge de l’intérieur jusqu’à ce qu’on cesse d’exister. On s’éteint à petit feu jusqu’à n’être plus qu’un minuscule tas de cendre. Alors seulement, comme si on jetait les restes de nous dans les airs, on se sent enfin libre, léger, libérer d’un poids, soulager et vivant… Quelle ironie lorsqu’il est trop tard et que nous n’arrivons plus à faire la différence entre réalité sombre et rêve envolé !

Moi, je ne veux pas d’une vie comme celle-ci où je l’on m’écrase et où j’en oublie qui je suis. J’ai des valeurs qui me permettent de souffrir, j’ai des principes qui me font tomber, j’ai un cœur qui me permet d’aimer, mais ce n’est pas pour cela que je me laisserai dévorer par les mauvais côtés de la vie. Je ne laisserai personne me faire du mal, je me battrai comme je l’ai toujours fait et je me protégerai jusqu’à la fin pour défendre mes idées. Personne n’arrivera à m’effacer. Je resterai qui je suis. Je suis là, vivante : debout !

 

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2 commentaires sur “8. Blessure.

  1. J’aime beaucoup ton texte. Il faut rester fort et continuer de se battre malgrĂ© toutes les difficultĂ©s. A croire que la vie n’est faite que d’obstacles qui veulent nous faire tomber et abandonner. Peut-ĂŞtre les crĂ©ons-nous nous-mĂŞme seulement pour mettre un certain piment dans notre existence…
    Tu as raison de te battre pour tes idĂ©es, pour qui tu es. Tu as une bonne mentalitĂ© que tous devraient suivre (moi la première! Surtout en ce moment oĂą je ne fais que tomber et oĂą je n’ai pas la force de me relever… bref)
    Ce texte Ă©tait vraiment super, je l’ai beaucoup aimĂ© :)

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    1. Merci ♥ J’ai Ă©crit ce texte parce que j’Ă©tais triste et déçue. Une personne m’avait blessĂ©e et j’avais besoin d’Ă©crire pour extĂ©riorisĂ© cette douleur.
      J’ai ce problème de faire confiance et de donner des secondes chances Ă  tout le monde… Parce que je pense qu’il est bon de le faire. Mais ça fait doublement mal lorsqu’on voit que les choses ne changent pas.
      Mais finalement, je ne peux m’en vouloir qu’Ă  moi-mĂŞme dans un certain sens. Personne ne m’oblige Ă  faire confiance ou faire tel choix. C’est toujours dur de l’admettre, mais je le disais dans un texte (que je n’ai pas publiĂ©) que finalement, on arrive toujours Ă  en vouloir Ă  quelqu’un pour ne pas s’en vouloir Ă  nous-mĂŞme parce que ça soulage et ça fait moins mal. Mais le problème, c’est qu’Ă  force de rejeter la faute sur les autres, on ne règle aucun problème: on le fuit.
      Je n’ai pas une bonne mentalitĂ©, ce que j’Ă©cris ce sont des leçons que je me fais Ă  moi-mĂŞme. J’aimerais faire ce que j’Ă©cris, mais c’est impossible, parce que c’est humain de faire des fautes et d’avoir des moments de faiblesses.
      Je te comprends, il y a certains moments plus durs que d’autres et oĂą on n’a pas la force et pas l’envie de se relever par peur de retomber directement après. C’est sĂ»r qu’en restant au sol, on a moins de chance de tomber puisqu’on est dĂ©jĂ  Ă  terre. C’est un risque qui est dur Ă  prendre, mais je suis sur que tu trouveras la force de te relever, ce n’est qu’une question de temps… Donne-toi le temps ! ♥

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