Culpabiliser les autres pour se déculpabiliser.

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Crédit photo : Pexels.com

 

Hello tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Personnellement, je dois vous avouer que je suis pas mal fatiguée ces derniers jours. Vendredi passé, il y a 2 jours, j’étais K.O… impossible de travailler pour l’école : mal de tête, vertiges, toux, crampes au ventre, etc. Aujourd’hui, je me sens « juste » faible… je m’imagine que c’est la reprise de mon stage directement après ma session d’examens (même si je n’en avais pas beaucoup) sans avoir eu de réels vacances.

Enfin, je ne suis pas venue ici pour me plaindre… j’avais surtout très envie de vous écrire cet article ! Comme vous le savez tous, je ne suis pas la plus grande des « écolos ». Pourtant j’essaye, à mon échelle, de changer doucement mes habitudes du quotidien pour tendre vers quelque chose de plus respectueux, autant pour mon corps que pour ma petite planète. Cela doit certainement faire depuis décembre 2018, au alentour de la marche pour le climat organisée à Bruxelles, que j’ai commencé à réellement prendre conscience de l’impact que nos gestes avaient sur notre environnement. J’ai donc essayer de m’améliorer… on est encore loin du compte, mais il y a du progrès !

J’avais vraiment envie de vous écrire cet article parce que je me suis rendue compte qu’il y avait 3 grandes phases qui étaient nées du mouvement écologique :

  1. La prise de conscience : notre planète va mal.
  2. Le changement : réagissons en mettant en place de solutions.
  3. La culpabilité : on ne fait jamais assez bien.

Comme le titre de mon article l’indique, j’avais très envie d’aborder le 3ème point que je viens de citer ci-dessus. Ces 3 phases n’existent pas réellement, c’est moi qui les ai « inventées » parce que c’est de cette manière que je perçois le mouvement écologique… mais je n’ai pas l’impression d’être dans le « faux ». En tout cas, ce qui est certain, c’est que j’ai décidé de vous écrire cet article à la suite d’une vidéo que Margot, du compte @youmakefashion a sorti sur son compte Instagram :

Certains d’entre-vous reconnaissent peut-être la vidéo étant donné qu’elle a pas mal tournée sur le réseau social. Je ne connaissais pas du tout cette personne, c’est vraiment par hasard que je suis tombée sur sa vidéo et je l’ai trouvée très intéressante (la personne et la vidéo). Comme vous pouvez le constater par vous-même, elle met en avant le fait qu’elle n’est pas parfaite et qu’elle fait encore beaucoup de choses qui ne sont pas très écologiques. S’il y en a qui apprécient la personne parce qu’elle prône de belles valeurs dans le respect de l’environnement, d’autres ne reconnaissent pas ses efforts et ne la trouvent pas légitime à parler d’écologie. Cette vidéo a permis à beaucoup de personnes de réagir et de partager à leur tour leur point de vue sur cette culpabilisation écologique qui est omniprésente dans notre vie. J’ai réagi, parce que c’était l’occasion de parler :

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On ne tiendra pas compte des fautes d’orthographe… 😁

J’ai envie d’aller plus loin que Margot et de dire qu’on ne pourra jamais être « écolo » si on entend par là « être parfait ». Le moindre de nos mouvements a un impact sur notre planète : si on vit sous un toit, on n’est pas écolo ; si on est en possession d’une télévision, d’un ordinateur ou d’un téléphone, on n’est pas écolo ; si on s’habille, on n’est pas écolo ; si on mange, on n’est pas écolo. C’est simple, il est juste impossible d’être irréprochable. Au moment où on se met tous d’accord sur ce fait (parce que c’est un fait), dites-moi à quoi ça sert de pointer du doigt les autres ? On a tous quelque chose à améliorer dans son quotidien… et quand il n’y a plus, je vous assure qu’il y a encore (beaucoup).

Très honnêtement, culpabiliser une personne, cela ne sert à rien… Cela démotive plus qu’autre chose parce que la personne se dit que ses efforts ne sont pas reconnus et cela lui donne plus envie d’abandonner et de s’améliorer. Par contre, ce que tout le monde peut faire, c’est partager ses « trucs & astuces » pour donner envie à la personne de faire encore mieux et de se dépasser. En fait, comme toujours, c’est la façon dont vous choisissez de faire passer votre message qui va déterminer s’il aura un impact positif ou négatif sur la personne. Voilà d’ailleurs un message que j’avais envoyé à une personne qu’on culpabilisait de ne jamais en faire assez :

« Coucou, je dirais qu’au-dela de la culpabilité écologique qui est omniprésente dans notre société, c’est surtout le fait que très souvent on ne nous propose pas de solutions. Si seulement on nous disait : « tiens, si tu as envie, sache que tu peux trouver/faire ça… Alors, le message aurait du sens puisqu’il y a une envie de partager avec les autres ses ressources. » Mais clairement, c’est chiant de pointer du doigt sans proposer d’alternative. Tu as alors envie de faire observer à ces personnes que “c’est facile de faire remarquer, faut-il encore proposer quelque chose”. La question est “qu’est-ce que cette personne aurait fait si elle était à ta place”. De toute façon, tu le sais très bien : on ne fait jamais assez bien et il y aura toujours des personnes pour regarder dans les assiettes des autres au lieu de commencer par regarder dans sa propre assiette haha ! »

Depuis le temps, je ne pense plus que ce soit un secret : pointer du doigt et juger une personne, c’est juste une façon de ne pas se focaliser sur soi-même. C’est tellement plus facile de se dire qu’il y a des personnes qui font moins bien que nous, pour se conforter dans l’idée qu’on fait « déjà assez », plutôt que de se dire qu’il y a des personnes qui font mieux, et devoir régulièrement se remettre en question. Et cela vaut pour tout : on a besoin de se sentir « meilleurs » et « supérieurs » par rapport aux autres alors que ça n’a pas lieu d’être. C’est à cause de cette compétition malsaine qu’on n’arrive pas à faire bouger les choses comme on le souhaiterait. Si tout le monde pouvait accepter l’idée que les forces des uns pourraient devenir les forces des autres, sans avoir besoin de se comparer en permanence, on irait tellement loin. Au lieu de cela, nous sommes jaloux et envieux. Alors qu’au final, notre seul objectif est de faire de notre mieux pour être la meilleure version de nous-même.

Personnellement, je me bats pour m’améliorer chaque jour dans différents domaines : je le fais avant tout pour moi parce que je sens que mon corps et mon esprit m’en remercient et je le fais également parce que ces changement ont un impact positif sur mon entourage. C’est un cercle vicieux : si on change nos habitudes, nos proches tentent de faire pareil. Je tiens tout de même à préciser que personne ne m’a obligé à faire quoique ce soit, de la même manière que je n’ai jamais obligé quelqu’un à changer ses habitudes. Les choses doivent se faire naturellement et les personnes  doivent être convaincues des bien-faits de ces changements. Je me suis rendu compte qu’il ne suffisait pas que ce soit écrit sur le papier pour réussir à adopter un changement dans sa vie : il faut être persuadé que cela soit bon pour nous et nous devons être en total harmonie avec l’idée. En tout cas, c’est comme cela que je n’ai trouvé aucune difficulté à changer certaines de mes habitudes. Je remercie bien évidemment ces quelques amies qui ont pris du temps et qui ont réussi à trouver les mots « justes » pour m’expliquer les raisons qui les poussaient elles-même à adopter de nouveaux gestes au quotidien. C’est tellement important de pouvoir échanger sur des sujets tels que l’écologie, sans pour autant imposer ses idées.

On en revient à cette fameuse culpabilisation complètement inutile qui ne permet absolument pas de faire changer les choses. Il est très important de pouvoir nuancer ses propos et de penser « bienveillance » avant toute chose. En fait, c’est simple : « traitez les personnes comme vous souhaiteriez qu’elles vous traitent ». Cette règle est la base du respect et je vous assure qu’elle est la solution à beaucoup de problèmes. Le gros problème dans cette société, c’est que nous devons à tout prix créer des étiquettes pour se reposer sur des bases… Mais les étiquettes, c’est dégradant parce que cela revient à nous passer dans une passeoir et à retirer toute la partie qui fait de nous une personne imparfaite et unique. Sans nos imperfections, nous serions incapables d’échanger, d’argumenter, de partager, de réagir, etc… et tout simplement d’exister.

En conclusion à tout ce blabla, j’aimerais juste dire : profitons de chaque jour qui nous est offert pour défendre les bonnes causes et pour nous battre pour les combats qui méritent d’être menés. Le reste… on s’en fou un petit peu. N’oubliez jamais qu’un message prend quelques secondes, voir quelques minutes à s’écrire : ils peuvent donner de la force à des personnes qui en ont besoin, comme il peuvent détruire des vies. Votre « t’es nul » peut être la goutte qui fait déborder le vase… Je m’égare un petit peu, mais je pense qu’il est important de le répéter parce que nos mots ont des conséquences sur les vies des autres et il est impossible de revenir en arrière. Pensez au temps que vous passez à causer du tort aux autres ou même à vous causer du tord au quotidien et prenez-le pour vous créer votre petit monde sain. A défaut de trouver ce monde trop grand pour nous et les exigences extérieures trop ambitieuses pour ce qu’on a à lui apporter : pensons à nourrir avant tout notre petit monde. Prendre soin de nous, c’est prendre soin de notre planète.

STOP la culpabilisation et GO prendre soin de nous !


 

Holà les amis,

Voilà, l’article touche à sa fin… J’espère que vous l’aurez apprécié. Je dois vous avouer que j’ai pris toute la journée à écrire cet article parce que j’étais fatiguée et que j’ai dû faire plusieurs pauses. Les mots ne me venaient pas aussi facilement que d’habitude (mon cerveau était complètement au ralenti). Je tenais tout de même à vous écrire cet article qui me tenait énormément à coeur. Je suis donc fière d’avoir pu le faire (à défaut d’avoir pu travailler pour l’école haha).

Si vous souhaitez contribuer à cet article et déposer votre petite empreinte, n’hésitez pas à me partager vos « témoignages » ou à réagir à cet article. Je suis certaine que vous avez plein de choses à m’apprendre ou à m’apporter.

Je vous remercie du fond du coeur de m’avoir lus et je vous embrasse très fort !

Je vous dis à la semaine prochaine,

Pauline ♡

 

Ps : Est-ce que vous auriez une idée de titre pour cet article parce que je ne l’aime pas tellement… Certes, il est accrocheur, mais je le trouve également très négatif. N’hésitez pas à me faire vos propositions en commentaire. Merci beaucoup !

 

 

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11 commentaires sur “Culpabiliser les autres pour se déculpabiliser.

  1. De toute façon on vit dans l’ère de la dénonciation où rien n’est jamais assez bien pour personne et tout est sujet à débat … si les gens prenaient plus le temps de voir ce qui est fait plutôt que ce qui ne l’est pas encore on gagnerait du temps !

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    1. Coucou Sarah, je suis en grande partie d’accord avec toi. Néanmoins, je pense qu’il est important de prendre conscience du travail qu’il nous reste à fournir… Comme je l’ai expliqué dans mon article : je pense que c’est surtout un problème de « présentation du problème »… Au lieu de pointer du doigt une personne ou de la juger, il faudrait pouvoir apporter sa solution ou du moins une alternative 😊

      Aimé par 1 personne

  2. Bonsoir.
    Je ne culpabilise pas les autres, et je n’ai jamais « culpabilisé » les autres, pour me..déculpabiliser ou encore me..défausser..
    Je suis « écologiste », et j’ai été « écologiste » avant l’heure et bien avant, au sens louable du terme, et pas..politique, ou encore..boboiste..
    Je suis originaire de la campagne, vraie ruralité, et d’un tout petit village de..seulement..80 habitants, c’est peut dire.
    J’ai connu la vraie paysannerie et culture traditionnelle raisonnée et sans adjuvants ni pesticides ou autre..
    Je suis atterré et profondément meurtri (pour ne pas dire carrément..dégoûté..) depuis maintenant bien..39 ans déjà.. et cela m’affecte au plus haut point et dans mon fort intérieur, par respect pour les gens et envers les autres, alors que rien n’est fait, et que l’on continue inexorablement à détruire la Terre et notre belle planète…
    Le vrai problème est que même les petites actions de la vie de tous les jours, menées individuellement, sur un plan louable, dans le sens de l’écologie, ne servent à rien, noyés dans la mêlée et nuée humaine, comme notre société de consommation à outrance et destructrice..
    Tant d’efforts pour presque rien quand tant d’autres (industriels, etc..) continuent à piller, polluer et détruire tout !..
    Il ne faut pas baisser les bras pour autant, et continuer, malgré tout, par nos efforts, de petits gestes (petits riens..), chaque jour, dans notre vie quotidienne, un peu comme le colibri, pour l’incendie, sans reprendre une expression chère à Pierre Rahbi.
    Il faut « positiver »..malgré tout !..
    Je me permets, je vous met, ci-dessous, un lien, de l’un de mes blogs, au sujet de l’écologie, je veux dire..La vraie, et pas celle..politique..
    http://janus157.canalblog.com/
    Je vous mets également, à la suite un lien d’un ami au Japon..
    https://inaca.me/
    Bonne fin de soirée, une très bonne semaine à vous, respectueusement..Denis.

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    1. Bonjour Denis,

      Je vous remercie d’avoir pris le temps de réagir. Je suis d’accord avec vous, c’est assez décourageant de voir que nos efforts sont engloutis par une société de consommation. J’essaye de regarder à plus petite échelle et de me dire que je trouve quand même mon petit bonheur au quotidien grâce aux gestes que j’adopte et à la vie que j’ai décidé de mener (malgré ce qu’il se passe à côté de chez moi). Je me dis que ce que je ne peux peut-être pas changer pour toute la planète, j’essaye de la changer chez moi et pour moi. Cela change déjà beaucoup de choses dans ma vie personnelle. Merci de m’avoir partagé ces liens : je ne manquerai pas d’y jeter un coup d’oeil.

      Bonne journée à vous, Pauline 😊

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  3. A partir du moment où on fait les choses pour soi, je trouve qu’il n’y a pas de raison de se sentir touché par des commentaires négatifs. En tout cas, la culpabilité n’a aucun impact sur moi concernant l’écologie. Je fais comme je le souhaite et pour moi, donc les commentaires me passent complètement au-dessus.
    Je pense que plutôt que de demander aux autres de ne pas nous faire culpabiliser, il faut avant tout être convaincue de ce qu’on fait pour ne pas être touchée.

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou 😊 Je comprends entièrement ce que tu veux dire. C’est vrai qu’il faut avant tout faire les choses pour soi…
      Mais je pense qu’il est tout de même facile de se sentir toucher par les mots des autres (même si tu ne fais rien de mal). Lorsque tu décides de faire les choses bien, d’entamer un processus et qu’on te juge sans te laisser le temps d’atteindre tes objectifs : à un certain moment, cela peut te démotiver… parce que les mots de tes proches ont un impact sur toi et peuvent te toucher (jusqu’à te faire douter). Et donc, dans cet article, ce que j’essaye vraiment de mettre en avant, c’est qu’il faut laisser les gens respirer et vivre comme ils l’entendent. En tout cas, merci de m’avoir partagé ton point de vue ♡

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  4. C’est un très bon article ! Je pense que c’est mieux de faire quelques chose (même si c’est minime) que de rien faire.
    Des proches m’ont dit : tu as réduis ta consommation de plastique mais tu roules avec une voiture qui consomme beaucoup…
    Donc finalement, quoi qu’on fasse on sera toujours jugé sur ce qu’on fait pas…

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    1. Hello ♡ Personnellement, cela ne me dérange pas qu’on me face savoir s’il y a des choses à améliorer, j’ai juste besoin qu’on me propose des alternatives. Comme tu le dis, c’est ce côté « jugement » qui est un petit peu lourd… Cela nous fait sentir « pas à la hauteur » 😊

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  5. Je pense que chacun est en droit d’aller à son rythme, de faire ce qu’il peut avec les moyens qu’il a. Je ne pense pas que tout le monde ait une conscience écologique. Notre rôle, à chacun est de faire ce qu’il peut et d’en parler autour de soi, sans forcer, sans vouloir convaincre absolument, mais transmettre un peu de sa bienveillance pour notre planète 🌏 🙌🏻.

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    1. Coucou 😊 Je suis entièrement d’accord avec toi… chacun à son rythme ! C’est sympa d’inviter les personnes à adopter de nouveaux gestes (plus ou moins accessibles à tous) et de pouvoir échanger sur le sujet… mais cela doit rester un échange bienveillant. Merci pour ton retour, bisous 😉

      Aimé par 1 personne

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