Quand le féminisme prend de la place dans notre société ♡

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Crédit photo : vie-publique.fr

 

Hello tout le monde,

Je suis tellement heureuse de vous retrouver aujourd’hui pour un nouvel article dédié (comme vous avez pu le voir dans le titre) à la femme… mais pas que ! Le choix du sujet de l’article d’aujourd’hui est loin d’être anodin puisqu’on fête la Journée Internationale des Droits de la Femme. En d’autres mots, c’est une journée qui permet de rappeler le combat que les femmes mènent depuis le début du 20ème siècle, mais également de mettre en lumière tout le chemin qu’elles ont parcourues jusqu’à aujourd’hui.

Je vous propose de ne pas trop m’attarder sur le « féminisme » en lui-même car j’ai écrit tout un article dessus l’année dernière (qui est assez complet) et que vous pouvez lire en cliquant ici : Le féminisme : une question d’égalité !. Je vais me contenter de vous remettre la définition :


« Le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun : définir, promouvoir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. Le féminisme a donc pour objectif d’abolir, dans ces différents domaines, les inégalités homme-femme dont les femmes sont les principales victimes, et ainsi de promouvoir les droits des femmes dans la société civile et dans la vie privée. » (Wikipédia).


 

Cette année, j’avais envie de me concentrer sur deux sujets : la notion du consentement que j’ai abordé dans l’article : La liberté sexuelle de 68, revue en 2020. suite à l’Affaire Matzneff et la légitimé de l’homme à se voir récompenser pour ses oeuvres au détriment des actes immoraux qu’il ait pu commettre, suite à l’Affaire Polanski et la Cérémonie des Césars (qui a eu lieu en France le 28 février dernier).

Je dois vous avouer que j’ai vite abandonné l’idée d’écrire un article sur la Cérémonie des Césars parce que je ne me voyais pas écrire tout un article dessus… Ensuite, j’ai réalisé que le 8 mars approchait à grand pas et que c’était l’occasion de revenir sur quelques évènements qui m’ont, personnellement, marqués. Bien évidemment, il y en a eu beaucoup au cours de cette année 2020… Mais j’avais envie de faire une sorte de synthèse des changements (positifs) que j’ai pu observer cette année. Donc, si cet article vous botte, je vous emmène avec moi !


 

Ce n’est plus un secret pour personne, depuis le mouvement #metoo, une nouvelle société se créé avec une plus grande « liberté » d’expression ou du moins, plus d’oreilles pour écouter. Les femmes parlent et on commence à les entendre. Une réalité nous a explosé en pleine figure et nous essayons d’en tirer des leçons. Non, l’homme n’a pas plus de pouvoir qu’une femme. Non, on ne peut pas tout se permettre sous prétexte de se trouver au sommet d’une hiérarchie. Il y a des lois, et tout citoyen est prié de les respecter, surtout lorsque cela implique l’Autre.

Cette année, il y a 4 choses qui ont retenu mon attention : le terme pédophile que l’on remplace tout doucement par le terme « pédocriminel » ; la notion de discernement qui prend une grande place dans le consentement ; les différents degrés de viols et pour finir, la fameuse question « faut-il différencier l’homme de son oeuvre ? ».

 

  • PÉDOPHILE VS. PÉDOCRIMINEL

Personnellement, je trouve cela bien de revoir le terme, si cela peut permettre d’avoir une meilleure approche sur ce qu’est un pédocriminel… C’est à dire, renvoyer à la notion de crime. C’est vrai que le terme « pédophile » revenait à dire « une personne qui aime les enfants », ce qui n’est pas faux puisque ce sont les enfants qui sont touchés. Mais au final, ce mot avait moins d’impact que le mot « pédocriminel » qui est beaucoup plus explique : « crime commis sur l’enfant ». Donc, je suis pour ce changement… On a peut-être l’impression de chicaner sur un mot, mais il me semble important que le vocabulaire soit revu de temps en temps et qu’il évolue en même temps que la société évolue.

 

  • CONSENTEMENT FT. DISCERNEMENT

Le consentement, j’en ai déjà beaucoup parlé dans un autre article, mais je trouvais intéressant d’en reparler aujourd’hui. C’est vrai que, depuis l’histoire avec H. Weinstein, on a beaucoup parlé du consentement entre un violeur et une victime (plus ou moins adultes)… Mais personnellement, ce n’est qu’à partir de l’affaire avec G. Matzneff que je me suis rendue compte que la notion de consentement était beaucoup plus compliquée et qu’on ne pouvait pas parler de consentement entre un adulte et un enfant (parce qu’il existe une dyssymétrie de pouvoir où l’un à une emprise sur l’autre). Cela peut vraiment paraître bête, mais c’est en écoutant le témoignage de V. Springora que j’ai compris : elle avait l’impression d’être importante aux yeux de G. Matzneff, elle avait l’impression de vivre une belle histoire avec lui et c’est plus tard qu’elle aura compris qu’elle était sous son emprise et qu’il profitait de cette situation pour assouvir des pulsions sexuelles. Il y a la notion de discernement qu’on n’avait pas toujours pris en compte et qui, pourtant, à une grande importance. Je trouve cette remise en question très intéressante : c’est un pas de plus, en avant, pour notre société !

 

  • DIFFÉRENTS DEGRÉS DE VIOLS

Récemment, j’ai entendu que le jury d’un tribunal de New York avait déclaré Harvey Weinstein coupable d’agressions sexuelles au premier degré et de viol au troisième degré ». Je ne sais pas vous, mais personnellement,  je n’avais aucune idée qu’il existait différents degrés d’agressions sexuelles et je n’avais donc aucune idée d’à quoi cela correspondait. Je m’y suis donc intéressée de plus près et j’ai cherché sur internet la signification des différents degrés. Pour être honnête avec vous, j’ai eu beaucoup de mal à trouver. Finalement, après une petite demie-heure de recherche, je suis tombée sur un site qui expliquait précisément à quoi ce référait les 3 différents degrés d’agressions sexuelles. Je me permets de vous mettre un copier-coller de la traduction en français :

« Viol de premier degré
Le viol au premier degré implique une contrainte forcée et peut se produire avec l’utilisation ou la menace d’une arme mortelle, l’enlèvement, l’infliction de lésions corporelles graves à la victime présumée ou le cambriolage. Il s’agit d’un crime de classe A, qui permet une peine d’emprisonnement à perpétuité maximale.

Viol de deuxième degré
Le viol au deuxième degré se produit dans les cas qui impliquent une contrainte forcée mais n’atteignent pas le niveau d’une infraction au premier degré. Cela peut également se produire lorsqu’une victime présumée est mentalement incapable ou physiquement impuissante, ou lorsque le défendeur est en position d’autorité sur la victime présumée, comme dans un établissement de soins de santé ou de soins aux personnes âgées. C’est aussi un crime de classe A. Un défendeur peut fournir des preuves d’une croyance raisonnable que la victime présumée n’était pas mentalement incapable ou physiquement impuissante au moment de l’infraction présumée pour se défendre.

Viol du troisième degré
Si une infraction présumée ne correspond pas à la définition de viol au premier ou au deuxième degré, mais implique toujours un manque de consentement «clairement exprimé» ou une menace de préjudice aux biens de la victime présumée, l’État peut l’accuser de viol au troisième degré. Il s’agit d’un crime de classe C, pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. »

Rape in the First, Second, and Third Degree

De nouveau, je trouve intéressant qu’on emploie des termes qui permettent d’expliquer plus précisément les différentes situations. Cela permet d’y voir plus clair et de nouveau, d’avoir une meilleure approche sur la notion de consentement.

 

  • FAUT-IL DIFFÉRENCIER L’HOMME DE L’OEUVRE ?
La fameuse question !

On aura entendu de tout : du oui et du non. La réponse que je vais donner m’appartient et cela n’oblige personne à être d’accord avec moi. Personnellement, je suis contre le fait de différencier l’homme de son oeuvre.

Si on en croit les dire de Wikipédia, Polanski (oui, je cite le nom, mais cela concerne tous les autres agresseurs/violeur) a été : « Condamné par la justice américaine dans une affaire d’abus sexuel sur mineur en 1977, Roman Polanski est considéré par Interpol comme un fugitif : à la suite de sa condamnation, après avoir purgé une première peine aux États-Unis, il a fui le pays avant d’y être à nouveau condamné dans la même affaire. Dans les années 2010, plusieurs autres femmes l’accusent de violences sexuelles qui se seraient produites dans les années 1970. Roman Polanski nie ces accusations, hors celle de 1977.« 

 

Lorsqu’on regarde cette interview qui date de 1979, lorsque Polanski faisait la promo d’un de ses films et qu’il clamait haut et fort qu’il souhaitait rester en France pour pouvoir avoir des relations sexuelles avec des jeunes « femmes » (parce que cela sonne mieux en français) âgées de 14 ans… Je suis désolée, mais je n’ai absolument PAS envie d’aller voir ses films. L’art, c’est quelque chose de beau, de précieux et de riche… Je ne comprends pas qu’on puisse accepter qu’il soit sali par les mains de personnes comme lui. Alors, bien évidemment on parle de Weinstein, de Matzneff, de Polanski, mais il en existe plein d’autres. Leurs noms sont partout parce qu’ils servent à illustrer des centaines, des milliers et même des millions de cas similaires. Alors excusez-moi, mais mettre en scènes le corps des acteurs et des actrices au nom de l’art, alors qu’on ne respecte pas le corps de ces derniers, je trouve ça un petit peu hypocrite.

Pour moi, c’est simple : si un agresseur/violeur est accusé d’agressions sexuelles et que cela est prouvé, il n’a rien à faire sur des plateaux entourés d’acteurs et d’actrices. Je ne vois pas pourquoi, par exemple, on interdirait aux pédophiles de faire des métiers entourés d’enfants, mais que des agresseurs/violeurs pourrait être entouré de corps (auxquels, apparemment, ils ne savent pas résister) pour la « simple » raison que ce sont des articles et que « l’art ne devrait pas avoir de limite ». Il faut arrêter 2 minutes…

A la Cérémonie des Césars, on passe presque 2h30 à résumer les différents combats que les hommes et les femmes mènent… Tout ça pour offrir un prix à un violeur, parce qu’au nom de l’art, il a le droit d’être récompensé pour son travail ? So, la conclusion de la soirée : on parle dans le vent ! J’ai lu beaucoup de choses : « tous des hypocrites : lorsqu’on vient, on reste jusqu’à la fin ». Mais attendez, ces artistes (qui n’ont, normalement, rien à se reprocher) ont le droit d’être récompenser pour leur travail et ce n’est pas un homme qui salit le 7ème art qui doit les en empêcher. Je suis d’accord qu’on part toujours des mêmes personnes, mais de nouveau, il faut bien illustrer nos propos. Personnellement, je ne parle pas de ces hommes pour parler d’eux, mais parce qu’ils font l’objet de grandes remises en question dans notre société et qu’ils, malheureusement, permettent d’ouvrir les yeux sur des situation très graves, qu’on a jusqu’ici laissé passer.

Tout cela pour dire que je comprends les réactions de Florence Foresti, d’Adèle Haenel et de tous les autres qui ont suivi. Je comprends qu’on puisse être « écoeuré » et « scandalisé » parce cette situation plus que embarrassante. Et donc, non, je ne comprends pas qu’on puisse accepter que des personnes qui ont porté préjudices à d’autres, soit autorisées de vivre de leur passion de façon libre, soit admirées et soit récompensées au nom de l’art. L’art ne peut pas tout excuser…

***

J’ai finalement envie de terminer cet article par un texte que la romancière Virginie Despentes a écrit dans « Libération » en réponse à la scène où l’actrice Adèle Haenel est partie durant les Césars. Je vous propose de vous partager des petites parties du texte et de vous laisser le lien pour les plus intéressés/curieux d’entre-vous :

 

«Désormais on se lève et on se barre»

TRIBUNE. « Je vais commencer comme ça : soyez rassurés, les puissants, les boss, les chefs, les gros bonnets : ça fait mal. On a beau le savoir, on a beau vous connaître, on a beau l’avoir pris des dizaines de fois votre gros pouvoir en travers de la gueule, ça fait toujours aussi mal. (…) on vous entend jouir de ce que vous êtes les vrais patrons, les gros caïds, et le message passe cinq sur cinq : cette notion de consentement, vous ne comptez pas la laisser passer. (…) Et je ne suis certainement pas la seule à avoir envie de chialer de rage et d’impuissance depuis votre belle démonstration de force, certainement pas la seule à me sentir salie par le spectacle de votre orgie d’impunité.

Il n’y a rien de surprenant à ce que l’académie des césars élise Roman Polanski meilleur réalisateur de l’année 2020. C’est grotesque, c’est insultant, c’est ignoble, mais ce n’est pas surprenant. Quand tu confies un budget de plus de 25 millions à un mec pour faire un téléfilm, le message est dans le budget. (…) Alors quand vous avez entendu parler de cette subtile comparaison entre la problématique d’un cinéaste chahuté par une centaine de féministes devant trois salles de cinéma et Dreyfus, victime de l’antisémitisme français de la fin du siècle dernier, vous avez sauté sur l’occasion. Vingt-cinq millions pour ce parallèle. Superbe. On applaudit les investisseurs, puisque pour rassembler un tel budget il a fallu que tout le monde joue le jeu (…) La loi vous couvre, les tribunaux sont votre domaine, les médias vous appartiennent. Et c’est exactement à cela que ça sert, la puissance de vos grosses fortunes : avoir le contrôle des corps déclarés subalternes. Les corps qui se taisent (…) C’est votre politique : exiger le silence des victimes. Ça fait partie du territoire (…) C’est le gros budget que vous lui (ndlr : Polanski) avez octroyé en signe de soutien que vous saluez – à travers lui c’est votre puissance qu’on doit respecter.

(…) On accuse le politiquement correct et les réseaux sociaux, comme si cette omerta datait d’hier et que c’était la faute des féministes mais ça fait des décennies que ça se goupille comme ça (…) si le violeur est un puissant : respect et solidarité. (…) Ça se raconte, ça se sait. Tout le monde sait. C’est toujours la loi du silence qui prévaut. (…)

Et bien qu’on sache tout ça depuis des années, la vérité c’est qu’on est toujours surpris par l’outrecuidance du pouvoir. C’est ça qui est beau, finalement, c’est que ça marche à tous les coups, vos saletés. (…) on s’identifie et on est humilié par procuration. Tant de silence, tant de soumission, tant d’empressement dans la servitude. On se reconnaît. (…) 

Alors quand Adèle Haenel s’est levée, c’était le sacrilège en marche. Une employée récidiviste, qui ne se force pas à sourire quand on l’éclabousse en public, qui ne se force pas à applaudir au spectacle de sa propre humiliation. (…) Parce que vous pouvez nous la décliner sur tous les tons, votre imbécillité de séparation entre l’homme et l’artiste – toutes les victimes de viol d’artistes savent qu’il n’y a pas de division miraculeuse entre le corps violé et le corps créateur. On trimballe ce qu’on est et c’est tout. (…)

Adèle se lève et elle se casse. (…) quand elle descend les escaliers pour sortir et qu’elle vous applaudit et désormais on sait comment ça marche, quelqu’un qui se casse et vous dit merde. Ton corps, tes yeux, ton dos, ta voix, tes gestes tout disait : oui on est les connasses, on est les humiliées, oui on n’a qu’à fermer nos gueules et manger vos coups, vous êtes les boss, vous avez le pouvoir et l’arrogance qui va avec mais on ne restera pas assis sans rien dire. Vous n’aurez pas notre respect. On se casse. Faites vos conneries entre vous. Célébrez-vous, humiliez-vous les uns les autres tuez, violez, exploitez, défoncez tout ce qui vous passe sous la main. On se lève et on se casse. (…) C’est la seule réponse possible à vos politiques. Quand ça ne va pas, quand ça va trop loin ; on se lève on se casse et on gueule et on vous insulte (…) Nous n’avons aucun respect pour votre mascarade de respectabilité. Votre monde est dégueulasse. Votre amour du plus fort est morbide. Votre puissance est une puissance sinistre. Vous êtes une bande d’imbéciles funestes. Le monde que vous avez créé pour régner dessus comme des minables est irrespirable. On se lève et on se casse. C’est terminé. On se lève. On se casse. On gueule. On vous emmerde. »

Virginie Despentes – « Désormais, on se lève et son se barre »

 

Voilà, j’ai coupé pas mal de morceaux pour essayer de n’extraire que le « plus important ». Après, tout est important dans le texte et beaucoup de choses sont intéressantes. Je ne suis pas toujours d’accord avec ce que Despentes dit, ou du moins pas de façon aussi tranchée. Je vous invite, si vous avez le temps et l’envie, de lire le texte dans son intégralité en cliquant sur le lien. Je clôture mon article ici, sinon je pourrais encore écrire pendant des heures sur le sujet sans jamais m’arrêter haha !


Bon eh bien voilà… l’article touche à sa fin.

J’espère qu’il vous aura plu et qu’il vous aura intéressé. Lorsque je commence à écrire un article, j’ai toujours l’impression de ne pas avoir grands choses à dire et puis, il y a plein d’éléments qui me viennent en tête et que j’ai envie d’aborder haha !

N’hésitez pas à réagir en commentaire et à me faire part de vos impressions. Un tout grand merci pour votre fidélité (et je vous demande de m’excuser pour mes périodes d’absence. J’aimerais être plus présente : répondre à vos commentaires, réagir à vos articles, etc… mais je suis constamment occupée par mes études).

Je vous fais d’énormes bisous et je vous dis à très vite (il serait temps que je vous explique mon stage d’études haha !)

Pauline ♡

 

Ps : J’ai oublié de vous parler du post de Camélia Jordana sur Instagram… Je crois qu’il est important de garder cela en tête : « C’est parce que la parole se dénoue (…) que nous avançons. C’est parce que nous avançons que ces hommes frappent plus fort. Nous avançons. »

 

 

 

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