J’ai emménagé dans mon kot

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Hello à tous,

Je suis super heureuse de vous retrouver aujourd’hui pour un nouvel article. Aujourd’hui, nous allons enfin parler de mon emménagement en kot. Alors, tout d’abord, qu’est-ce qu’un kot ? Pour les personnes qui ne sont pas belges, je m’imagine que ce mot doit vous être complètement inconnu : un kot, c’est une chambre/logement loué par un étudiant, généralement près de son campus, près de l’endroit où il étudie.

Dans cet article, j’avais envie d’un petit peu tout vous raconter : comment je me suis décidée à kotter, comment j’ai trouvé un kot, quels ont été mes craintes/attentes/espérances, comment se sont passées mes premières semaines en kot (mes premières impressions), etc.

J’espère que vous avez le temps parce qu’à mon avis, ça va beaucoup papoter dans cet article haha ! Personnellement, je me suis préparée une grosse tasse de thé, histoire d’avoir de quoi m’hydrater pour un bon moment. Alors, sans attendre plus longtemps, je vous propose de commencer !

 
CHOISIR D’EMMÉNAGER DANS UN KOT  

Pour être totalement honnête avec vous, ça n’a pas été une évidence pour moi (ça a même été tout le contraire). Bizarrement, je ne sais plus trop ce qui me faisait aussi peur, ou plutôt, autant hésiter… mais j’ai pris la décision de kotter très tard. Je sais juste qu’une des raisons qui me freinait dans la démarche d’habiter près de mon université, c’était la voiture. Je vous explique en toute transparence la situation : mes parents m’ont toujours dit que ça serait la voiture ou le kot (donc qu’ils étaient ok pour me payer soit une voiture, soit un kot). Comme je vous l’ai déjà expliqué à mainte et mainte fois, je suis en plein dans mon permis de conduire (il ne me « reste plus qu’à » passer mon permis pratique). D’une part, je me suis dit qu’en prenant le kot, je n’aurais pas de voiture et donc, je pesais le « pour et le contre » et d’autre part, je me faisais la réflexions que si j’habitais près de l’endroit où je faisais mes études, je n’aurais plus trop l’occasion de pratiquer la conduire (de m’entrainer) et de passer mon permis de conduire (et d’ailleurs, c’est un problème que je n’ai toujours pas résolu et qui m’angoisse énormément ces derniers temps haha !). Enfin bref, la raison principale pour laquelle j’ai autant hésité à prendre un kot est fort liée à mon permis de conduire. Ensuite, j’ai été diplômée à la fin du moins de juin 2020 après 3 années de bachelier en Assistant en Psychologie à Bruxelles. A ce moment, la petite lampe ne s’était toujours pas allumée dans mon esprit. Ce n’est que très tard, fin du moins de juin/ début du mois de juillet que j’ai réalisé que je passais à côté de quelque chose. Je n’avais pas mon permis de conduire (même si j’ai un permis provisoire qui me permet de conduire seule à certaines heures), je n’étais pas à l’aise au volant et je ne me voyais pas faire entre 3 et 4 heures de train aller-retour pour aller en cours. C’est là que ça a fait « tilte » dans ma tête et que je me suis rendu compte qu’il fallait que je choisisse le kot, plutôt que la voiture. 

RECHERCHER & TROUVER UN KOT

Une fois que j’ai pris la décision de prendre un kot à Louvain-le-Neuve, il fallait que je commence mes recherches pour trouver un logement qui réponde à mes critères, à savoir : une chambre plus ou moins spacieuse, un kot bien localisé (maximum 10 min à pied du centre) et un loyer abordable (en sachant que c’était mes parents qui payaient, je n’avais aucune envie d’exagérer). J’ai commencé à faire des annonces sur les réseaux sociaux (essentiellement sur Facebook et Instagram), mais la recherche n’avançait pas et les endroits qu’on me proposait étaient assez chers (ou en tout cas, je savais qu’il y avait moyen de trouver des endroits à un meilleur prix). J’ai continué à chercher pendant le mois de juillet, mais j’étais dans un état d’esprit « relax, tu as encore un peu de temps »… mais le temps passait et rien ne s’offrait à moi. J’ai suivi le conseil de certaines personnes, et je me suis inscrite sur des groupes destinés aux recherches de kot. Ça a été une expérience super stressante : dès qu’une personne postait une annonce pour un kot qui se libérait, en moins de 5 minutes, 10-15-20 personnes étaient déjà dessus pour reprendre la chambre. Ça a été comme ça pendant un bon mois… en plus, je suis partie 1 semaine en vacances en France et j’ai loupé des occasions en or (j’étais vraiment désespérée). Vers la fin du mois de juillet, j’avais vu une annonce d’une maison asbl qui mettait à disposition 2 kots pour 2 étudiants : un endroit qui accueillent des personnes atteints d’un handicap moteur (IMC : infirmité motrice cérébrale pour ceux qui connaissent) et je n’en ai pas tenu compte parce que je cherchais plutôt à intégré un kot avec des cokotteurs ou un kap (kot à projet). Ensuite, je suis revenue de mon séjour à la montagne en France au début du mois d’août, mes recherches ne donnaient toujours rien… et je suis de nouveau tombée sur cette même annonce : la maison asbl n’avait toujours pas trouvé d’étudiants et je n’avais toujours pas trouvé de kot. 

Pour être totalement honnête avec vous, j’ai beaucoup hésité avant de contacter la coordinatrice. Après avoir pas mal réfléchi, je me suis dit que ça ne me coûtait rien de m’informer sur l’endroit. J’ai commencé par échanger avec la coordinatrice via Messenger (messagerie Facebook), ensuite on a organisé une vidéo-conférence pour pouvoir discuter avec l’équipe soignante et certains habitants qui avaient le souhait de me parler et de me voir. L’appel-vidéo s’est super bien déroulé et on a pu se fixer un rendez-vous sur place : j’ai rencontré certaines personnes (membres de l’équipe soignante et habitants), on m’a fait faire un tour de la maison (rez-de-chausée : cuisine, salle à manger, salon et buanderie super spacieux ; 1er étage avec les 2 kots, 5 chambres pour les 5 habitants les moins autonomes et terrasse avec minis potagers ; 2ème étage avec 3 chambres « studio » pour les 3 habitants les plus autonomes et terrasse pour manger à l’extérieur quand il fait beau et finalement, 3ème étage réservé à l’équipe soignante). La maison est grande, les pièces sont spacieuses et lumineuses, ma chambre est plutôt grande (double lit, bureau, étagère, armoires, garde-robe, lavabo), je suis à 4-5 minutes à pieds du centre et le prix du loyer correspond exactement à ce que je cherchais. Après ce rendez-vous, on m’a fait comprendre que la chambre était à moi et que je pouvais emménager quand je le souhaitais à partir du 1er septembre. Je l’ai prise !

Alors, je vous l’accorde, c’est loin d’être commun d’habiter dans une maison avec des colocataires qui sont en chaise roulante : mais ils sont super sympas, très réceptifs quand on leur parle, on vit notre petite vie chacun à notre rythme sans se marcher sur les pieds, la maison est grande, bien localisée et à un prix plus que abordable… je trouvais ça dommage de passer à côté de cette occasion sous prétexte que ça ne reflétait pas la vision qu’on se fait d’un kot à Louvain. 

 
CRAINTES, ATTENTES & ESPÉRANCES

Très clairement, et en tout sincérité, ma première crainte était de trouver ma place dans la maison. Je n’avais pas peur d’être en contacte avec des personnes atteinte d’IMC parce que j’ai déjà été en contacte avec des personnes possédant un handicap (physique ou mental), mais je redoutais un peu ce qu’on allait me demander d’accomplir comme « tâches », surtout que j’avais expliqué que je faisais des études de psychologie. C’est bien évidemment une des premières questions que j’ai posée durant l’appel-vidéo : quels seraient leurs attentes par rapport à moi. Les choses étaient très clairs : une équipe soignante était présente 24h/24 pour s’occuper des habitants, mon seule « rôle » était de participer à la vie en communauté comme dans n’importe quelle collocation, c’est-à-dire : papoter avec les personnes, les aider pour des petites tâches (apporter un objet, ouvrir une porte, etc. etc.) et faire en sorte que la collocation se passe au mieux. Normalement, il m’était demandé que je cuisine et participe à un repas/ semaine le soir pour qu’on soit tous réunis, mais avec la situation du covid, on ne peut pas être tous présents en même temps dans la même pièce. C’était une « condition » qui ne me dérangeait absolument pas, l’idée me plaisait et me plait beaucoup… d’ailleurs, je mange presque tous les soirs avec eux, parce que c’est plus sympa que de manger seule dans ma chambre (je trouve). Donc, on peut dire que mon arrivée à la maison s’est bien passée : l’équipe et les habitants se sont assez rapidement habitués à moi et vice-versa, je me suis assez vite habituée à leur présence au quotidien. 

Mon autre crainte était l’organisation des journées : est-ce que j’allais pouvoir prendre ma douche quand je le souhaite (même si je ne l’a partage qu’avec l’autre personne qui kotte), est-ce que j’allais pouvoir cuisiner mes petits plats (et utiliser la cuisine) sans être dans les pieds des habitants, etc. etc. Au final, tout se passe bien : j’ai assez rapidement compris quand la cuisine était prise et les heures durant lesquelles il était le plus judicieux de la monopoliser. On m’a libéré une place/planche dans une étagère pour pouvoir déposer tous mes aliments secs ou qui n’ont pas besoin d’être mis dans le frigo (cet espace est plutôt grand, donc c’est assez cool). Par contre, le seul petit hic (et c’est vraiment un micro hic parce que pour le moment je n’ai pas rencontré trop de soucis), c’est la place dans le frigo : pour le moment, je peux seulement utiliser une partie du bac à légume… et c’est vraiment tout petit comme espace (juste la place de mettre 3 Tupperwares haha) !

Concernant mes attentes, c’est bien évidemment de bien m’entendre avec les personnes qui habitent dans cette maison et de bien m’intégrer au « groupe ». Après, je n’ai pas encore eu beaucoup d’occasions de bien discuter avec tout le monde : j’ai été fort prise la semaine de la rentrée (21/09) et j’ai également fait pas mal de choses cette semaine (28/09)… normalement, je devais arriver une semaine avant le début des cours (vers le 9/09) pour emménager tranquillement et m’imprégner des lieux, mais un événement en particulier à fait que je n’ai pas pu faire autrement que d’emménager le jour de la séance d’informations organisée par l’école (je vous raconterai plus en détail à la fin de l’article). Pour le moment, je dirais que j’ai pu discuter un peu en « coup de vent » avec certaines personnes, sans avoir vraiment passé de vrais moments avec eux. Je me dis que ce n’est qu’une question de temps : mes cours viennent de commencer (je dois m’adapter et me mettre à jour sur plein de choses), j’ai envie de participer à des activités, de faire des rencontres et de profiter d’avoir tout à portée de main pour essayer plein de trucs.

J’en viens donc à mes espérances : j’espère de tout coeur que la collocation continuera à matcher aussi bien que ces premières semaines. Pour le moment, j’ai l’impression que les choses se passent bien, qu’il y a une vraie harmonie : personne ne marche sur les pieds de personne, nous sommes tous libres de nos mouvements et c’est vraiment cette autonomie et indépendance que je recherchais en m’installant « seule », près de mon université. J’adore mes parents, j’ai vécu 23 ans (presque 24 ans) à la maison, sous le même toit qu’eux, mais il était temps que je bouge et que je découvre de nouveaux horizons. Je pense que beaucoup de personnes me comprendront et se reconnaitront dans ces mots : j’avais besoin d’expérimenter de nouvelles choses, de me prouver que j’étais capable de gérer ma vie comme une jeune adulte et d’endosser les responsabilités qui vont avec. Je suis, bien évidemment, pleinement consciente de la chance que j’ai d’avoir des parents qui ont la possibilité (et qui m’offre la possibilité) tant au niveau financier, physique que psychologique d’habiter dans un kot et de tester la vie d’indépendante (tout en restant derrière moi, prêts a m’épauler et me supporter en cas de besoins).

Ce que j’espère plus que tout, c’est de continuer à en apprendre un peu plus sur moi tous les jours : de découvrir mes forces, mes faiblesses, mes limites, etc. J’ai envie d’un coté de créer ma routine à moi, celle qui me correspond, et d’un autre coté, j’ai envie d’être bousculée et de sortie de ma zone de confort. J’ai envie d’évoluer, de me sentir grandir, d’avancer et de tracer mon petit bout de chemin. Je pense qu’une fois de plus, beaucoup d’entre-vous qui me lisez, vous vous reconnaissez dans ces mots. Alors, pour le moment, ce n’est que le début de l’aventure, mais elle me plait bien et je suis réellement impatiente de voir ce que l’avenir a à m’offrir !

 
MES PREMIÈRES IMPRESSIONS

Mon emménagement au kot s’est super bien passé, malgré les circonstances un petit eu compliquées. J’ai emménagé le jeudi 17 septembre, je pense que je vous en avais parlé dans mon article précédent : Bloc complémentaire : organisation, covid, blaba & etc.. Vous savez donc comment s’est passée cette première journée dans cette nouvelle ville : j’ai été boire un chocolat chaud le matin avec 2 filles qui font l’année passerelle avec moi, puis nous sommes allées à la séance d’informations organisée par l’université pour nous expliquer à quoi consistait le « bloc complémentaire » et comment il allait se déroulé durant l’année, ensuite je suis allées manger un cornet de pâtes avec des filles qui font également une année passerelle, après je suis un peu restée avec une d’entre-elles et finalement, j’ai rejoint des copines d’humanités pour boire un verre l’après-midi. Nous avons fait un petit tour au centre pour que je puisse m’acheter un agenda et vite passer dans un magasin de vêtements qui organisait un petit event pour les étudiants et finalement, chacun a repris son chemin et je suis allée faire des courses au supermarché pour me cuisiner de bons petits plats. Je suis rentrée au kot, je me suis fait à manger (et j’ai mangé avec d’autres habitants) et finalement, j’ai rejoint ma chambre où je me suis posée pour m’imprégner de ce petit endroit qui allait être mon nouveau « chez-moi ». 

Le vendredi, je suis partie à la mer rejoindre mon frère, sa femme et leur enfant (mon baby neveu) qui avaient loué un appartement là-bas pour une semaine. Je suis restée jusqu’au dimanche après-midi et puis, je suis rentrée à mon kot pour démarrer ma première semaine de cours.

Cette semaine a été hard : j’ai compléter mon formulaire pour constitué mon PAE (programme annuelle d’études pour lequel je devais choisir les cours que je voulais suivre durant l’année), j’ai pris connaissance des cours, de l’organisation des cours et de l’organisation mis en place en plein période de covid… c’était beaucoup d’informations à emmagasiner en une fois. En plus de cela, j’avais un projet sur lequel je travaillais durant les vacances d’été qui devait se clôturer par un webinaire, le mercredi 23 septembre, que je devais donner avec la personne pour qui je travaillais (et cette présentation, je ne pouvais la préparer qu’à partir du lundi 21 septembre puisque j’étais débordée par plein d’autres choses à gérer). Le lundi soir et mardi soir, je devais aller déposer des cadeaux avec l’autre personne parce qu’on avait organisé un concours pour faire gagner 3 cadeaux à 3 personnes différentes. Sans rentrer trop dans les détails, j’ai certainement vécu les 2-3 semaines les plus stressantes de ma vie ! Finalement, le webinaire du mercredi s’est bien déroulé (ouf). Les jeudis et vendredis ont été beaucoup plus calmes : jeudi après-midi, j’ai été boire un verre avec une copine de psycho et le vendredi matin, j’ai été voir ma copine Olivia qui kotte également (mais on ne kotte pas ensemble haha !) et le soir, je suis rentrée chez moi, à la maison. Le vendredi soir, j’ai gardé (avec mes parents) mon baby neveu à dormir et le lendemain, mon frère et sa femme sont venu manger à la maison à midi. L’après-midi, je suis allée à la foire avec ma maman : j’avais fait un post sur mon compte Instagram (mais je pense que je l’ai supprimé entre-temps) : 

« Aujourd’hui (depuis très longtemps) je n’avais plus passé une journée aussi amusante ! C’était matinée et déjeuner du midi en famille ! Ensuite, cette après-midi, je me suis achetée mes premières paires de baskets Nike au rayon enfant (oui oui, vous avez bien lu #team36). Pour finir, je suis allée à la foire avec ma maman pour jouer aux « machines à sous » et finalement, nous sommes rentrées à la maison avec un cornet de croustillons que nous avons partagé à 2. Et ça faisait tellement longtemps que je ne m’étais pas dit « tant pis si on rentre un peu tard… tant pis si je n’ai plus faim pour le dîner du soir »  J’ai l’impression d’avoir pu laisser de côté mes responsabilités de jeune adulte pour pouvoir laisser exprimer mon âme d’enfant ! 

Et vous, quel est la dernière fois que vous avez fait des « folies » et que vous avez laissé vos tracas d’adultes de côté ? »


N’hésitez pas à répondre à la question que je pose à la fin : quel est la dernière fois que vous avez pu lâcher prise et juste profiter du moment ? 

Dimanche, ça a été une journée cocooning où je vous ai posté l’article précédent qui parlait de mon « bloc complémentaire », ensuite j’ai un petit peu trainé sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, YouTube, etc.) et j’ai nourri mon nouveau compte IG : @justastory.be (n’hésitez pas à me suivre ♡). Et l’après-midi, j’ai un petit peu travaillé pour mes cours et j’ai préparé ma valise pour repartir à mon kot le lendemain.

Lundi, je suis rentrée à mon kot et j’ai suivi un cours à distance… j’ai un petit peu trainé à mon kot, j’ai fait des petites courses de ménage, j’ai regardé le 1er épisode de « Outter Banks » sur Netflix et je pense que c’est un peu près tout.

Mardi, j’ai suivi des cours le matin et l’après-midi et en début de soirée, je suis allée faire… du football féminin avec ma copine Olivia. Le Kap Courses (kot à projet axé sur le sport) organise tous les mardis une séance de football avec des exercices à faire et un match à la fin. C’était super amusant : à la fin, on était cuites (et les filles étaient vraiment super sympas et il y avait une bonne ambiance). Je suis rentrée au kot, j’ai vite pris ma douche (non pas que je ne la prenais pas les autres jours haha, je le précise cette fois-ci parce que je venais de faire du sport et que ça faisait un bien fou de se débarbouiller), je me suis fait à manger (faux : je me suis servie une soupe toute faite et je l’ai mangée avec un morceau de pain haha !) et j’ai rejoint ma chambre pour regarder une série et m’endormir assez rapidement.

Mercredi, j’ai à nouveau eu cours le matin et l’après-midi jusque 15h30 et puis j’ai proposé à une amie qui avait cours avec moi d’aller boire un verre : finalement, nous avons papoté autour de thés glacés et limonades maison jusqu’à l’heure du diner… nous avons alors mangé sur place et nous avons fini la soirée à 22h30 (autant vous dire que j’ai regardé mon épisode quotidien de « Demain nous appartient » et qu’après, je suis allée me coucher).

Jeudi, ça a également été une très bonne journée : j’ai suivi un cours en distanciel le matin, puis j’ai skipper le cours du début d’après-midi pour déjeuner avec Olivia dans son kot et trainer un peu. A ce moment-là, j’ai vu sur Facebook qu’un garçon qui faisait le « bloc complémentaire » en psycho (je ne le connaissais pas), proposait à toutes les personnes en « bloc complémentaire » de participer à une soirée « casa » organisée par le cercle psycho (mais ouvert à tous) pour faire un peu plus ample connaissance. J’étais hyper enthousiaste par l’idée et j’ai proposé à Olivia et une amie de psycho (de Bruxelles) de venir aussi. On s’est données rendez-vous dans un bar, ma copine de Bruxelles et moi avons pris un verre et Olivia est venue nous rejoindre après son cours en ligne. Nous sommes allées à l’endroit de rendez-vous (la casa) et on a été accueillies par une étudiante du cercle : nous avons du remplir un formulaire avec nos coordonnées et désinfecter nos mains (évidemment, port de masque obligatoire jusqu’à ce qu’on soit assis pour consommer). Nous avons rejoint une table (la pièce était divisée en plusieurs tables de maximum 10 personnes pour respecter les bulles et distances de sécurité) et nous avons papoter. Nous étions 3 et puis 2 personnes sont venues nous rejoindre, puis une personne est venue se rajouter et finalement 2 autres personnes sont arrivées et nous avons fini la soirée à 8. La pièce se trouve dans un sous-sol (une sorte de local pas entretenue et l’odeur, je ne vous raconte pas (odeur de pipi))… la « casa » est connue, normalement, pour les fêtes estudiantines où tout le monde se marche sur les pieds, boit, danse, chante, crie, etc. Comme je vous l’ai expliqué dans l’article précédent, Louvain-la-Neuve a été pensée pour les étudiants et est connue pour les soirées estudiantines. Bien qu’avec les circonstances, on ne pouvait pas se mélanger, il y avait beaucoup de bruits dans la pièce et on devait crier pour s’entendre. Il y a un moment où nous avons décidé de bouger et d’aller s’installer dans un bar (vers 23h00-00h00) et il faut savoir qu’à cette heure-là, tout est rempli. Nous avons quand même trouvé un bar avec une grande table, isolé des autres personnes et c’était beaucoup plus agréable pour se parler et s’entendre. La soirée s’est terminée aux alentours d’1h00, lorsque tout fermait (obligatoire en période de covid). J’ai rejoint mon kot et je suis allée dormir (après avoir regardé mon épisode de DNA (qu’il soit 21h00 ou 3h du matin, je regarderai l’épisode avant d’aller dormir haha !)).

Vendredi matin, j’ai préparé ma valise, j’ai été manger un petit bout avec une amie de secondaires et j’ai attrapé mon train pour rentrer à la maison. Je suis rentrée en milieu d’après-midi parce que le soir, mon frère et mon baby neveu venaient manger à la maison. Et nous arrivons à hier, samedi 3 octobre, et je suis en train de vous écrire ce nouvel article que vous êtes en train de lire aujourd’hui (cette phrase est très bizarre à écrire, parce que « hier » est « aujourd’hui » pour moi et « aujourd’hui » est « demain » pour moi… vous me suivez ?).

***

En gros, voilà tout ce qu’il s’est passé ces dernières semaines… je reviens quand même sur un événement dont je ne vous avais pas encore parlé mais pour lequel j’ai fait régulièrement allusion ces dernières semaines. Je vous ai dit que c’était une période un peu compliquée pour moi : je vous ai raconté beaucoup de choses positives parce que j’avais envie d’amener du positif dans ma vie tout simplement. La réalité, c’est qu’en revenant de mon séjours en Algarve, j’ai appris que ma grand-mère n’allait pas bien (je vous épargne tous les détails, mais c’était la déconnection totale). Le médecin nous a confié que ce n’était qu’une question de jours, toute ma famille et moi-même sommes restés en apnée durant 1 semaine avant qu’on reçoivent un appel le mercredi 9 septembre pour nous annoncer la triste nouvelle. Je suis allée la voir avec mes parents le jour-même pour lui dire au revoir : ça a été un moment très compliqué et très douloureux, mais qui était indispensable pour moi… J’avais besoin de la voir une dernière fois et lui dire à quel point je l’ai aimé, je l’aime et je l’aimerai. Après, tout s’est enchainé et a été si vite : organisation des funérailles, rangement de sa chambre en maison de repos, etc. L’enterrement a eu lieu une semaine plus tard (le mercredi 16/09) et c’est comme ça que j’ai emménagé à mon kot le jeudi 17/09… et non le 9 septembre, comme c’était prévu initialement. Voilà, c’est la vie… elle n’a pas trop souffert (parce qu’elle sous anti-douleur), elle a été énormément entourée durant ses derniers jours de vie (et elle a toujours été bien entourée). Le plus difficile a été de réaliser qu’avant de partir au Portugal, j’étais allée la voir et elle était en parfaite santé et qu’une semaine plus tard, son état de santé était critique… tout a été si vite en fait ! Enfin, voilà, j’avais à coeur de vous expliquer un petit peu ma rentrée académique, mon emménagement en kot et également les circonstances dans lesquelles tout cela s’est déroulé. J’ai vraiment écrit ce dernier paragraphe parce que j’avais envie que vous compreniez pourquoi j’étais à la fois heureuse dans mes posts et qu’en même temps, je vous disais que c’était une période compliquée pour moi. J’essaye de bien m’entourer et de ne pas garder les choses pour moi (chose très compliquée parce que j’ai toujours appris à intériorisé ma peine). Je suis dans une phase où je vis des vrais moments de bonheur sur le moment-même, lorsque je suis avec des personnes, mais où je me sens un peu triste, un peu vide et un peu flotter lorsque je me retrouve seule face à moi-même et à mes émotions. Je m’imagine que c’est normal et que ça va s’atténuer avec le temps. En attendant, j’essaye de faire des choses qui m’occupent, me plaisent et me rendent heureuse. 

Et vous, qu’est-ce qui vous rend heureux pour le moment ?


Voilà les amis,

Nous sommes arrivés à la fin de cet article. J’espère qu’il vous aura plu : j’y ai mis tout mon coeur (mais ça, je pense que cela s’est ressenti… du moins, je l’espère). Je vous ai vraiment raconté mes 3 dernières semaines : sans filtre, comme je l’aurais expliqué à une amie. Comme vous avez pu le voir, je ne me suis pas trop prise la tête avec la forme… je vous ai raconté les choses comme elles me venaient à l’esprit, en essayant d’être la plus complète possible. J’espère sincèrement que vous aurez pris du plaisir à me lire… en tout cas, j’ai pris énormément de plaisir à écrire cet article. C’était lisse, c’était fluide : les mots s’enchainaient l’un après l’autre sur le clavier… c’était très agréable. 

Sinon, je pense que tout a été dit… si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser. 

Je n’ai plus qu’à vous remercier d’avoir pris le temps de me lire. Je vous dis à très vite (on tente la semaine prochaine ?… mais sans promesse haha).

Je vous fais de gros bisous,

Pauline ♡

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