Je suis sortie de ma zone de confort !

Crédit photo : Pexels.com

« Instead of choosing to merely exist, I urge you to experience life, I urge you to live.


Hello à tous,

J’espère que vous allez bien… de mon côté, plein de choses à vous raconter !

Alors, nous sommes mardi 20 octobre et il me reste 19 minutes pour écrire quelque chose, autant vous dire que j’aurai juste le temps d’écrire l’introduction haha ! J’avais vraiment envie de vous rédiger cet article depuis un petit moment (une bonne grosse semaine) et les choses ont fait que je n’ai vraiment pas eu la possibilité de le faire. Après, pour être honnête, j’ai mis mes priorités ailleurs : voir du monde, voir des copines (tout en faisant bien évidemment super attention avec le virus)… mais je pense que je me suis dit que l’article pouvait attendre, tandis que voir des personnes, avec l’évolution du covid, ça allait devenir de moins en moins évident. J’ai plutôt eu du flair pour le coup puisqu’on vient d’entamer une semaine avec plein de nouvelles mesures prises (et pas super drôles)*. Pour vous donner une idée : la semaine dernière, j’ai été à mon premier et dernier cours de rock (oui oui, la danse… d’ailleurs, on y reviendra dans cet article ♡), j’ai été à ma dernière séance de football (il est possible que je ne vous en n’ai pas parlé sur le blog… mais je l’ai fait sur mon compte Instagram @justastory.be, donc n’hésitez pas à me suivre : on papote beaucoup par-là) et alors, j’ai fait un mini resto pour l’anniversaire de ma plus ancienne copine (on était 7). Cette semaine (et les semaines à venir), il n’y aura plus de cours de rock, plus de football* (bon, en réalité, il y a encore des séances de football mais j’ai décidé de ne plus y participer pour le moment) et il n’y a évidemment plus de resto/bar/café, etc. C’est pour cette raison qu’au final, ce n’est pas plus mal que je vous écrive cet article cette semaine.

* Note : on peut dire que Bibi (moi) a bien eu raison parce que nous venons d’entamer le code rouge dans les études supérieures = plus du tout de cours en présentiel et plus de sport (donc, plus de football).

Alors, comme vous avez pu le lire dans le titre : je vais vous raconter 3 moments où je suis vraiment sortie de ma zone de confort ces derniers mois. Ce ne sont pas les seules fois où je suis sortie de ma zone de confort, mais disons qu’elles représentent bien mon évolution au cours de ces dernières années. Comme je vous l’ai toujours dit, j’écris ces articles avant tout pour moi (pour garder une trace de certains moments de ma vie) et puis, je les écris également pour vous parce que je suis certaine que plusieurs d’entre-vous se reconnaissent dans mes histoires. Je ne vais donc pas vous faire poireauter plus longtemps (oui, j’avais envie d’utiliser cette expression et alors ?) et je vous propose qu’on rentre dans le vif du sujet. 

Je vais tout simplement vous raconter ces 3 histoires dans l’ordre chronologique : la première s’est déroulée au courant du mois d’avril 2020, la seconde a débutée vers la fin du mois de juin 2020 et s’est terminée à la mi-septembre et la dernière s’est déroulée au courant de ces dernières semaines, vers le début/ la mi-octobre 2020. On commence par la première histoire ?

  • 5 AVRIL 2020 – 27 AVRIL 2020

Cette histoire, rien qu’à y repenser, j’en ai encore des étoiles dans les yeux et mon coeur qui palpite !

Lorsque j’ai écrit mon article « Mon TFE : histoire de A → Z + mes conseils !« , il y a une partie que je ne vous ai pas racontée… parce qu’elle méritait tout simplement d’être racontée dans un autre article. Je n’avais pas envie que cette histoire passe à la trappe entre toutes les autres informations que je donnais… j’avais vraiment le désir de vous la raconter avec le plus de détails possibles.

En gros, je vous ai expliqué que j’avais pas mal changé de sujets de mémoire : je savais que je voulais aborder le harcèlement scolaire, mais je ne savais pas encore sous quel angle. J’avais envisagé d’aborder la prévention et de faire une étude de cas d’une personne qui me raconterait tout son parcours : du début de son harcèlement scolaire jusqu’à sa tentative de suicide. J’ai laissé tomber ces idées parce qu’elles étaient un petit peu trop ambitieuses pour le temps que j’avais pour rédiger mon TFE. Néanmoins, je vous avais également dit assez rapidement que j’avais eu l’opportunité de faire un entretien avec une personne qui avait fait une tentative de suicide après avoir été victime de harcèlement scolaire durant des années. Cette personne n’était pas n’importe qui, puisqu’elle m’a donné envie de faire ce travail de fin d’études sur le harcèlement scolaire. 

Pour mieux vous expliquer maintenant la partie incroyable de cette histoire, c’est qu’au mois de février 2019, lorsque j’étais en 2ème bachelier et que je venais de recevoir les premières informations sur la rédaction de mon TFE, je savais que mon sujet tournerait autour du harcèlement scolaire et je savais que j’avais envie de faire un entretien avec « cette » personne (je vous donnerai son nom plus tard, son histoire est publique). Je voulais la contacter assez rapidement, mais il y a eu mon « après stage d’étude » avec un rapport de stage à rédiger et une défense de stage à passer et puis, il y a eu également ma « petite » session de mai-juin avec environ 18 examens. Ça ne m’a pas laissé beaucoup de temps pour penser à mon TFE… La suite, vous la connaissez un petit peu parce que je vous l’ai expliqué dans mon article sur mon TFE : j’ai voulu profiter de mes 3 mois de vacances après une longue année académique bien chargée et ma 3ème et dernière année de bachelier a directement commencé avec 5 mois de stage, donc il n’y a pas eu de grande évolution au niveau de mon TFE. Il faut aussi se dire qu’il était inimaginable de contacter des personnes pour faire un entretien avec eux, sans être certaine à 200% du sujet et de la manière dont je voulais aborder mon travail. Les mois filaient, j’avais commencé à sérieusement travailler sur ma partie théorique, mais encore rien au niveau de ma partie pratique.

Au mois d’avril, lorsque mon stage d’étude était terminé, que mon rapport de stage était rédigé, que ma défense de stage était passé et que les choses se stabilisaient plus ou moins au niveau de l’organisation des cours avec le covid… j’ai pu envisager ma partie pratique : non plus en face-à-face, mais bien en vidéo-conférence. Ma promotrice m’avait suggéré d’organiser mes entretiens durant les vacances de Pâques parce que les personnes seraient plus disponibles. J’ai suivi son conseil, j’ai posté une annonce pour laquelle certaines personnes ont répondu positivement et puis, on arrive enfin au vif du sujet : j’ai décidé de contacter au dernier moment Jonathan Destin, la personne que j’avais pensé contacter depuis le mois d’avril 2019 (lorsque je l’ai contacté, on était le 5 avril 2020). J’avais complètement laissé tomber l’idée de le contacter et je me suis même dit à un moment : « tu n’arriveras jamais à faire un entretien avec lui, tu vises beaucoup trop haut Pauline ». Et puis, un petit peu sur un coup de tête, je me suis dit : « tu ne perds rien à essayer ». Bien évidemment, impossible de trouver le contact de Jonathan Destin sur internet… par contre, pourquoi ne pas essayer de le joindre via son association ? Si je vous partage cette histoire aujourd’hui, c’est parce que j’ai réussi à le joindre de cette manière-là. Les vacances de Pâques était terminées, je n’avais pas reçu de retour, donc j’avais perdu l’espoir de recevoir une réponse de sa part (bien que, très honnêtement, je n’espérais pas grand chose… je savais qu’il n’y avait qu’une infime chance pour que mon message lui parvienne) et c’est au dernier moment, le 26 avril 2020 que j’ai reçu un mail en fin de matinée m’invitant à le contacter sur son adresse mail privée pour convenir d’une date pour un entretien avec lui. Je n’en revenais pas… j’étais en état d’euphorie intense haha ! Pour la petite histoire, j’avais acheté son livre « Condamné à me tuer » et j’avais commencé à le lire. Etant donné que je ne recevais pas de réponse de sa part, je suis dit que je pouvais faire une pause dans ma lecture pour me concentrer sur les entretiens que j’avais menés et je reprendrais la lecture plus tard par intérêt pour son histoire. Lorsqu’il m’a répondu le 26 avril, je n’avais pas de temps à perdre et je lui avais proposé un entretien le lendemain… j’avais donc du pain sur la planche : j’ai fini de lire et analyser son livre, j’ai repris les événements importants de sa vie et j’en ai fait une ligne du temps, j’ai passé au peigne fin le site de son association « Tous solidaires pour Jonathan« … et j’ai fait cet entretien avec lui le 27 avril 2020 !

L’entretien a certainement duré 1h30… et la retranscription a dû me prendre environs 9 heures. Mais, ça valait tellement le coup : cet entretien était tellement précieux et ça rajoutait une grosse plus-value à mon travail. Bien évidemment, dans le fond, l’histoire de Jonathan est en quelque sorte tragique et en même temps miraculeuse puisqu’il s’en est sorti. Il est encore fort affecté par ce qu’il a vécu et il se bat pour aller un peu mieux tous les jours. Je lui souhaite le meilleur et je ne pourrai jamais assez le remercier pour sa confiance et de m’avoir permis de faire cet entretien avec lui. Au-delà de ce TFE, c’est une rencontre extrêmement touchante et puissante. Lorsque je prends du recul avec cette histoire, je me dis que les choses n’auraient pas pu mieux se dérouler : j’étais heureuse de cette rencontre et satisfaite de mon travail (la préparation que j’ai réalisée en amont m’a permise de réaliser un bon entretien durant lequel j’ai pu poser toutes mes questions… et je me jette un petit peu des fleurs, mais j’étais fière de mes questions, je les trouvais pertinentes et elles permettaient de traiter des sujets qui n’avaient encore jamais été abordés : ni dans le film, ni dans le documentaire, ni dans le livre, ni sur le site de l’association). C’était vraiment une belle rencontre et je n’arrive toujours pas à croire qu’elle ait eu lieu !

J’ai voulu vous raconter cette première histoire parce que j’ai vraiment envoyé un mail sans rien attendre en retour. Pour moi, c’était perdu d’avance, mais j’ai quand même essayé de contacter Jonathan Destin en me disant : « on ne sait jamais… » sans aucune attente. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé… il faut vraiment vivre ce moment pour comprendre qu’il n’y avait même pas une once d’espoir : j’ai envoyé ce mail de manière très « automatique » et puis c’était déjà de l’histoire ancienne pour moi. Cela explique en grande partie ma surprise d’avoir reçu, non seulement une réponse de sa part, mais une réponse positive. Tout cela pour vous dire : « essayez et vous verrez bien » haha !

  • 17 JUIN 2020 – 23 SEPTEMBRE 2020

Je vous préviens directement, cette histoire est  pas mal non plus !

Je me suis réveillée un matin et comme tous les matins, j’ai regardé un petit peu l’actualité sur mes réseaux sociaux et mes messages. Un matin plus banal que ça, je pense que ça n’existe pas… jusqu’au moment où je lis le message d’une très bonne amie à moi qui m’a envoyé : « Hello Pauline ! Un ami de « X » a partagé ça ! Je me dis que ça peut peut-être t’intéresser  (on pense que c’est rémunéré mais on n’est pas sûr) », le tout accompagné d’une capture d’écran de l’annonce qui disait : « Hello, mon père recherche pour sa société un.e étudiant.e en psychologie pour une étude sur les émotions et les couleurs. Vous avez ça dans les contacts ? ».

On connait tous ce moment où on voit une opportunité se présenter, mais on commencer à flipper à mort parce qu’on se pose mille et une questions : « est-ce que j’y vais, est-ce que je n’y vais pas« , « est-ce que j’ai les compétences requises« … et alors, on commence à faire les « pours et les contres », on commence à se motiver, mais en même temps on se dénigre un petit peu parce qu’on a peur. J’avais très peur !

Après quelques minutes d’angoisse intense (je n’exagère pas, vous ne pouvez pas vous imaginer tout ce qui peut me traverser à l’esprit en l’espace de quelques minutes dans ce genre de moment : je refais le monde 10 fois haha !), j’ai finalement été en parler à mes parents (je pense, très sérieusement, que j’avais besoin que mes parents me mettent un coup de pied au derrière et qu’ils me disent « qu’est-ce que tu attends pour téléphoner« . Comme je m’y attendais, ils m’ont dit « vas-y, fonce« . J’ai donc appelé la personne qui avait écrit l’annonce et cette dernière m’a directement donné le numéro de son père pour parler du projet avec lui. Pour la petite anecdote, j’ai à peine eu le temps de composer le numéro de téléphone (après peut-être quelques grosses minutes d’hésitation et de gros stress), que j’ai vu que le père et le fils avait été consulter mon profil LinkedIn (une application qui permet en gros de mettre son CV en ligne et de l’actualisé en rajouter des compétences, des expériences de vie, etc… et cela permet de poster des annonces ou de se faire remarquer par des sociétés et autres). J’étais encore plus stressée parce que mon profil n’était pas du tout actualisé (j’étais dans la période « je crée un compte LinkkedIn, on ne sait jamais… mais cette application ne me servira pas encore pour tout de suite «  (FAUX !). J’ai finalement eu le monsieur en question (qui a été adorable et qui m’a directement mise à l’aise… merci ♡). On a convenu de se voir le lendemain : j’étais entre l’excitation et l’envie de pleurer tellement j’avais la trouille haha ! En plus, je devais prendre la voiture pour me rendre à un endroit que je ne connaissais pas du tout… autant vous dire que je n’arrivais pas à rester en place plus de 5 minutes haha !

Le lendemain, je me suis rendue au lieu du rendez-vous. Je pensais simplement rencontrer la personne en face-à-face dans un bureau et je me suis retrouvée dans une petite salle de réunion avec un autre monsieur (un collègue) et une madame (la femme de la personne que je devais rencontrer) : nous étions donc 4… ça m’a rajouté une pression en plus, parce que non seulement j’étais en entretien avec 3 personnes (et non pas 1 seule comme je le prévoyais), mais il y avait également un grand tableau blanc rempli d’un « mind map » avec plein de couleurs et de mots ! J’ai réellement pris sur moi : j’ai pris une profonde inspiration, j’ai souris et je me suis répété dans la tête : « tu peux le faire Pauline, tu peux surmonter ton stress et y arriver ». J’y suis arrivée !

Après peut-être 30 minutes ou 1 heure (je ne me souviens plus trop) à expliquer qui j’étais, à expliquer mes projets d’avenir et à échanger sur le potentiel projet sur lequel j’allais travailler, on a convenu que je donnerais ma réponse définitive dans les jours qui venaient (en vrai, dans ma tête, c’était un grand OUI… au-delà de la rémunération qui allait me permettre de mettre un peu de sous de côté durant les vacances, c’était quand même assez cool de pouvoir participer à un projet pour lequel la psychologie avait sa place).

Normalement, je devais travailler sur un autre projet. Cette journée « rencontre » a été beaucoup d’émotions pour moi parce qu’il s’avère que le collègue qui était également présent lors de l’entretien était lui-même sur un autre projet et il m’avait proposé d’y participer. En gros, il écrit des livres et il était justement en train d’en écrire un nouveau sur le sujet de la négociations et les biais cognitifs. Il souhaitait tout simplement que je puisse apporter mon regard d’étudiante en psychologie et que je relise son livre (au même titre que plein d’autres personnes) et bien évidemment, en échange d’une rémunération. Après divers échanges, j’ai malheureusement dû refuser la proposition. J’étais vraiment enthousiaste à l’idée de pouvoir relire son livre qui traitait de la négociation, parce qu’au final, on s’en sert tous les jours et c’est vraiment une sujet passionnant. J’ai préféré ne pas m’engager dans le projet pour un simple problème de timing… je pense que j’avais 8-10 jours pour lire l’entièreté du livre, prendre des notes, faire des annotations et lui écrire un retour. Je suis un petit peu « perfectionniste » sur les bords et j’aime que les choses soient bien faites. J’ai besoin de m’investir à 200% dans la tâche qu’on me demande d’accomplir et j’avais tout simplement l’impression qu’en 8-10 jours, je n’aurais pas le temps d’offrir un retour de qualités. La personne n’a pas trop compris la raison, en pensant peut-être qu’en tant qu’étudiante, j’avais beaucoup de temps libre… mais non, j’avais d’autres projets sur le côté, d’autres responsabilités à gérer et j’ai préféré jouer la carte de l’honnêteté et passé à côté d’un projet qui me plaisait plutôt que de penser argent, qu’importe la qualité du travail que j’allais fournir. En prenant un peu de recul aujourd’hui, je me dis que j’ai pris la bonne décision. En refusant de participer à ce projet, j’ai eu l’occasion d’allié travail (1er projet) et vacances d’été (parce que l’air de rien : entre le covid, la fin de mes études à Bruxelles et mon inscription à Louvain-la-Neuve… c’était bon de pouvoir se changer les idées et de souffler un peu haha !). Enfin voilà, je me suis concerté avec mon père et mon frère qui m’ont donné de très bons conseils. Il faut savoir profité des opportunités qui s’offrent à nous, mais cela ne sert à rien de vouloir tout faire et tout gérer. Au final, aucun regret… juste triste de ne pas avoir pu lire le livre (au-delà de la rémunération, le sujet m’intéressait réellement).

Si je ne me trompe pas, j’ai donné ma réponse définitive le 21 juin 2020, soit 3 jours après le rendez-vous. Pour cela, je suis contente parce que l’ancienne moi aurait dit « oui » tout de suite et avec le temps, j’ai appris à me montrer un petit peu moins enthousiaste et à me dire « ok, sur le papier ça a l’air cool… maintenant en pratique, ça donne quoi ? ». Pour cela, de nouveau, mon frère et mon père ont été de très bons conseils : ils m’ont parlé de contrat avec les assurances à prendre en compte, la rémunération bien évidemment (toujours négocier sa rémunération), etc. Comment vous expliquer que j’avais les chocottes à l’idée de négocier ma rémunération haha (je me sentais toute petite et j’avais vraiment ce sentiment « qui suis-je pour revenir sur ma rémunération… juste, accepte ce projet (= opportunité) qu’on t’offre sur un plateau d’argent et tais-toi ». Et c’est là où on remarque directement mon manque de confiance, je ne m’autorisais pas à me mettre en valeur en me disant : « tu es une étudiantes débrouillarde, qui a acquis plusieurs compétences due à tes nombreuses années de formations et à tes expériences de vie… tu mérites et tu as le droit de te mettre en avant et d’être payée en conséquence ».  Au final, j’ai négocié ma rémunération et j’ai été payé 150% du salaire qu’on m’avait proposé à la base (donc assez cool). Pour la petite histoire, parce qu’on connait tous ce moment : j’étais assise devant mon bureau, avec une fiche devant moi qui reprenait tous les mots clefs pour négocier convenablement ma rémunération (j’avais presque écrit un texte pour employer les bons mots, au bon moment et qu’ils aient du poids haha !), j’ai composé le numéro de téléphone, j’ai regardé l’écran de mon téléphone pendant facilement 30 secondes et puis j’ai appuyé sur le bouton vert pour appelé et je me suis juste dit « merde, trop tard… je suis en train d’appeler, plus moyen de faire marche arrière… ok, ça sonne, donc vraiment plus moyen de raccrocher« . J’ai simplement collé mon téléphone sur mon oreille droite et j’ai laissé les choses se faire haha (l’appel téléphonique a duré 3-4 minutes maximum… et j’ai eu une envie de faire pipi à la fin de l’appel, tellement j’étais stressée). Mes joues étaient brûlantes et je pense que je n’ai plus rien fait de la journée, tellement cet appel m’avait stressée et mis dans tous mes états haha (je crois qu’un marathon de 10 km ne m’aurait pas autant épuisé).

Le reste n’est pas très intéressant à expliquer : j’ai commencé à travailler sur le projet au début du mois de juillet et il s’est finalisé à la fin du mois de septembre. Le projet en question (parce que je ne vous l’avais pas encore expliqué) était de mener une étude sur les couleurs et comportements (on a laissé tomber les émotions… c’était trop subtil). Ce que je vous propose, si cela vous intéresse, c’est de directement demander le rapport gratuit qui reprend tout le processus de l’étude menée cet été, avec les résultats obtenus. Il vous suffit de cliquer sur ce lien : télécharger le rapport

Ce qu’il faut retenir de cette expérience, c’est que ce projet était inattendu car je ne connaissais de nulle part cette personne. La « seule » chose que j’ai dû faire, c’était de téléphoner, de dire « oui » au projet et de me faire un minimum confiance. Ça a été, ce que j’appelle, un vrai « coup de poker » parce qu’on s’est fait mutuellement confiance : j’aurai pu travailler dans les pires conditions, comme il aurait pu tomber sur la pire étudiante qui soit. Au final, je pense qu’il a été satisfait du travail que j’ai fourni et à l’inverse, je n’aurais pas pu travailler dans de meilleures conditions (tout simplement adorable, aux petits soins, à l’écoute, attentif, prévenant, etc… j’en passe !). Je me dis que mes prochains boulots risquent d’être difficiles à vivre, parce qu’à mon avis, on ne fait pas des rencontres comme cela tous les jours. De la même manière que pour la première histoire, je n’en reviens toujours pas que ça me soit arrivé et de nouveau « essayez et vous verrez bien ce qu’il se passe!« .

  • 5 OCTOBRE 2020 – 12 OCTOBRE 2020

Pour le coup, cette dernière histoire est moins incroyable que les 2 autres, mais je trouvais qu’elle valait la peine d’être racontée.

Pour la petite histoire, cela faisait quelques années que j’avais des amies qui participaient à des cours de rock (oui-oui, la danse) et même, à des soirée de rock à Louvain-la-Neuve et je ne pouvais jamais y aller parce que j’avais cours à Bruxelles (et mes horaires ne me permettaient pas de sortir tard le soir, la veille) et je n’avais pas mon permis de conduire pour pouvoir aller et repartir facilement. Je m’étais donc faite à l’idée que je ne pourrais pas faire de soirée rock… du moins, pas avant d’avoir mon permis de conduire ou de m’installer à Louvain-la-Neuve. Pas besoin de vous rappeler que cette année, après avoir terminé mon bachelier en psychologique à Bruxelles, j’ai emménagé dans mon kot à Louvain pour approfondir ma formation, toujours en psychologie.

Le temps de m’organiser pour mes cours et de m’imprégner de la ville avec tout ce qu’elle a à m’offrir, j’ai décidé au bout de la 5ème semaine de me  jeter à l’eau et de m’inscrire à un cours de rock (en plus, c’est une super copine des secondaires qui donne cours… donc trop trop bien). Mais pour suivre un cours de rock, il faut impérativement avoir un partenaire de danse parce que le rock, c’est une danse de couple ! J’ai donc fait quelque chose que je n’avais encore jamais fait auparavant : j’ai écrit une annonce (dans le groupe créé spécialement pour ça) où j’ai cherché un partenaire de danse. La chose un peu exceptionnelle dans tout cela, c’est que j’ai lancé le mouvement : aucune autre personne, avant moi, n’avait posté d’annonce (et après, plusieurs personnes l’ont fait) et c’était certainement la première fois que j’avais eu aussi facile à me dire : « ce serait stupide de ne pas suivre ton cours de rock, simplement parce que tu as la trouille de demander à quelqu’un d’être ton partenaire de danse« . Bien sûr, il m’était déjà arrivé de dépasser cette peur du « ridicule », mais jamais je n’avais eu aussi facile à le faire. J’ai simplement écrit mon message dans le groupe et 10-15 minutes plus tard, j’avais un partenaire de danse. J’avoue que j’étais trop contente ! Je me suis donc inscrite pour la semaine qui suivait (parce que toutes les places étaient prises le soir-même du cours, donc autant vous dire qu’il n’y avait plus de place au moment où j’ai voulu m’inscrire). Je me suis connectée sur le site internet des réservations en même temps que le garçon avec qui j’allais danser et on s’est inscrits dès qu’on pouvait haha !

Alors, l’histoire ne se termine pas là : à cause de la situation sanitaire actuelle, mon amie et son partenaire de danse ont dû revoir l’organisation de leur cours. Il a été décidé que le même cours se donnerait 2 semaines consécutives pour offrir la possibilité à un maximum de personnes de suivre le même cours (étant donné que le nombre de participants par séance était très limité). Suite à cette décision, les cours allaient être plus « poussés », pour pouvoir quand même avancer et voir un maximum de pas en 2 heures de cours. Mon amie a donc vivement conseillé que les personnes qui n’avaient pas suivi les premiers cours se mettent à jour de leur côté avant d’assister au prochain cours. C’est ce que j’ai fait : avec mon partenaire de danse, on s’est mis d’accord pour se voir l’après-midi du jour où on aurait cours, pour voir les pas de base. L’air de rien, j’ai vraiment pris sur moi, parce que ce n’est vraiment pas mon truc de donner « rendez-vous » à un garçon que je ne connais pas sur une place pour danser le rock (sans musique), avec des passants tout autour. Par conte, ce qui était vraiment pas mal pour moi, c’est que le garçon avait déjà suivi des cours de rock l’année dernière, donc ça a été très facile d’apprendre les premiers pas. Le soir, nous étions donc prêts pour suivre le cours et apprendre de nouveaux pas ! 

La soirée étaient vraiment sympa : même s’il m’arrivait de galèrera pour certains enchainements (parce que c’est le garçon qui mène la danse), dans l’ensemble, j’ai vraiment pu profiter ! Malheureusement pour moi, ça aura été mon premier et dernier cours de rock puisque la semaine qui a suivi, les cours ont été annulés à cause du covid… eh oui, encore quelque chose d’annulé. Finalement, ça n’aura été que le début de pleins d’autres activités suspendues. A l’heure actuelle, je continue de faire du tennis et du badminton haha !

Je suis bien évidemment triste de la tournure qu’a pris le covid (je sais, on dit « la » covid… mais je me suis trop habituée à dire « le » et j’ai la flemme de changer (je sais, ce n’est pas bien… ne faites pas comme moi : soyez mature et changer vos mauvaises habitudes haha !)), mais je suis vraiment contente d’avoir passé ce cap de « qu’est-ce que les autres vont dire de moi si… » et  de simplement vivre ma vie comme je l’entends. Au final, j’étais heureuse d’avoir trouvé un partenaire de danse, j’ai rendu une personne heureuse parce qu’elle-même cherchait une partenaire de danse et nous étions tous les 2 heureux parce qu’on a pu assister au cours de rock… plus gagnant que ça, ce n’est pas possible ! Pour cette histoire, au-delà de dire « essayez et vous verrez bien ce qu’il se passe!« , j’ai envie de faire passer comme message qu’il faut vivre et faire les choses qui nous plaisent. C’est simplement dommage de nous bloquer à cause du regard des autres… il n’y a absolument rien de mal à vouloir tenter sa chance. C’est ce que j’ai fait, et je me suis bien amusée ! 

***

Et vous, de quoi êtes-vous fiers ?

Quelle est la dernière fois que vous êtes sortis de votre zone de confort ?


Voilà les petits amis,

Nous sommes arrivés à la fin de cet article (il était temps… je pense que certains d’entre-vous ne voyaient plus la fin haha !). J’ai pris tellement de plaisir à vous l’écrire : qu’est-ce que ça fait du bien de se remémorer des bons moments qui se sont passés dans notre vie.

J’espère de tout coeur que cet article vous aura donné le sourire et l’envie d’également sortir plus souvent de votre zone de confort. En tout cas, dites-vous qu’au début, ça demande beaucoup d’énergie de dépasser ses craintes/peurs, mais à force de le faire, cela devient beaucoup plus naturel. Je ne dis pas que cela devient facile, mais cela devient évident que c’est la bonne chose à faire. Généralement, lorsqu’on ne se lance pas, on est contente pendant une courte durée parce qu’on s’est épargné la période de stress, mais à longue durée, on s’en veut de ne pas avoir essayé et de ne pas s’être donné une chance.

Franchement, donnez-vous une chance de vivre de belles expériences. Pour ceux et celles qui me connaissent plus personnellement, ils savent qu’en secondaires j’ai tenter l’expérience de la mini-entreprise. En quelques mots, le concept de la mini-entreprise est de proposer à des jeunes élèves/ou étudiants de créer une mini-entreprise en petits groupes (de 5-10 personnes, si je ne me trompe pas) et d’expérimenter les différentes faces d’une entreprise en prenant le rôle de l’administrateur, du directeur marketing, du directeur financier, etc. etc. Avec mon groupe, on s’est royalement plantés… mais on a expérimenté, on a appris et on s’est surtout beaucoup amusés. Là où je veux en venir, c’est que : plus on se test, plus en en apprend sur nous-même et plus on avance. Je pense qu’il est impossible de se connaitre à 100% parce qu’on en apprend tous les jours un peu plus sur soi-même… mais c’est quand même trop cool lorsqu’on se rapproche un petit peu chaque jour de la personne qu’on est et que l’on souhaite devenir ♡ A méditer, mais je pense que ça vaut la peine de prendre un instant pour y réfléchir…

Trêve de bla-bla, je pense avoir fait le tour du sujet pour le moment. Je ne me lasserai jamais de vous remercier d’être présent, de lire mes articles et d’échanger avec moi, que ce soit ici ou ailleurs. 

J’espère que de votre côté, les choses vont pour le mieux… je m’imagine que ce n’est pas toujours évident de garder le moral avec le coronavirus.. moi-même, il m’arrive de désespérer et d’avoir des moments « down » où je m’ennuie, où je suis triste, où je n’ai pas le moral. Le mieux à faire dans ce moment est de prendre du temps pour soi, de s’écouter, de prendre des nouvelles de ses proches, de faire des choses qu’on aime (quitte à laisser de côté pour un temps nos responsabilités) et de penser à toutes les belles choses qui nous donnent envie de nous lever le matin !

Sur ces belles paroles, je vous embrasse fort et je vous dis à très vite pour un nouvel article,

Pauline ♡

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3 commentaires sur “Je suis sortie de ma zone de confort !

  1. Et bien je vous félicite :-) je suis moi-même, en ce moment incapable de sortir de ma zone de confort même si plusieurs choses me titillent depuis quelque temps, je n’ose pas sauté le pas alors un grand bravo !

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour, un tout grand merci. Je pense qu’il faut faire les choses à son aise et le faire petit à petit sans trop se brusquer. Le but n’étant pas que cela se transforme en traumatisme 😊 Par exemple, j’ai commencé par téléphoner pour prendre des rendez-vous, j’ai commencé à parler à des personnes en les regardant dans les yeux (parce que j’ai tendance à les baisser parce que je suis vite gênée), etc. Le tout est de trouver un rythme qui te convienne. Belle journée ✨

      J'aime

      1. Merci pour votre retour. C’est vrai, le plus important est d’avancer à son rythme même si ça prend du temps, chaque petit pas est une victoire 😊 Belle soirée à vous.

        Aimé par 1 personne

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